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Le Tatouage des Iles Marquises Willowdean C. Handy 1922

194 pages NB reliées 14,9 x 21,9 cm
39,90 €
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Description

La Boutique du Monoï a sélectionné pour vous ce nouveau livre de référence en matière de tatouages traditionnels : le Tatouage des Îles Marquises de Willowdean C. Handy.

Willowdean C. Handy, ethnologue, découvre et dessine des motifs de tatouage en 1922 lors de « l’expédition Dominick Bayard » aux Îles Marquises. Ces dessins font écho à ceux des tatoueurs marquisiens, réalisés en 1897 à la demande de l’ethnologue allemand Karl von den Steinen, ils témoignent de la continuité des motifs de tatouage, de leurs variations — et les explications de leurs noms s’ouvrent dans le silence des interlocuteurs de l’époque et dans le brouhaha des interprétations contemporaines…

Nombreuses planches de tatouages sur plus de 180 pages, avec des explications d'ethnologues, dans la continuité du livre de Karl von den Steinen

En savoir plus

Le Tatouage des Iles Marquises Handy 1922

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, « l’expédition Dominick Bayard », financée par un banquier new-yorkais, est la première des nombreuses missions scientifiques américaines à sillonner le Pacifique de 1920 à 1928. Parmi les tout jeunes chercheurs, ethnologue, archéologue et botaniste, à parcourir les îles Marquises de septembre 1920 à juin 1921, se trouve une jeune femme de 31 ans aux talents exceptionnels : Willowdean C. Handy. Elle découvre et dessine des motifs de tatouage — et son travail devient en 1922 le premier Bulletin du Bernice P. Bishop Museum de Hawai‘i, traduit aujourd’hui en français par Jacques Dordillon. Ces dessins font écho à ceux des tatoueurs marquisiens, réalisés en 1897 à la demande de l’ethnologue allemand Karl von den Steinen, ils témoignent de la continuité des motifs de tatouage, de leurs variations — et les explications de leurs noms s’ouvrent dans le silence des interlocuteurs de l’époque et dans le brouhaha des interprétations contemporaines… De 1897 à 1922, Le Tatouage des îles Marquises nous interpelle encore !

Composition

Edition 2025 2ème trimestre. 194 pages NB + couverture rigide, livre roché dos carré collé. Nombreuses illustrations et graphismes. Imprimé à Tahiti.

Origine

Cette maison d’édition propose des livres entièrement réalisés et imprimés à Tahiti. Créée en 1981, Haere Po édite et réédite des ouvrages originaux ou anciens sur la Polynésie et le Grand Pacifique plus généralement, et donne la plume à des auteurs dont la voix n’est pas entendu. Tout est dans son nom : Haere Po. Le soin de conserver les traditions historiques et religieuses était confié aux Haere Po (promeneurs nocturnes). C’étaient les hommes archives. Leur charge était héréditaire. Dès leur enfance, ils apprenaient les poèmes de l’origine du monde, de la filiation des dieux, des migrations des ancêtres, des généalogies royales, des limites territoriales. Ils marchaient de nuit le long des marae, répétant à eux-mêmes, à voix haute et toujours d’un trait, toutes ces archives. Il ne devait pas y avoir d’hésitation dans leur mémoire, sinon c’était un mauvais présage. Ils [étaient] le livre vivant de la religion et de la tradition. Charles Vernier, Tahitiens d’hier et d’aujourd’hui, Paris 1948.

Utilisation

De nombreuses illustrations pour comprendre, choisir, s'inspirer...

Fabrication

Accompagnant son mari, l'ethnologue Edward S.C. Handy, lors d'une expédition organisée aux îles Marquises par le Bishop Museum (Honolulu) en 1920-1921, Willowdean C. Handy a accepté de relever les derniers motifs de tatouage qui subsistaient dans l'archipel après que les autorités religieuses et administratives en aient interdit la pratique en 1884. Le fruit de ce travail rigoureux a été publié dès le retour de l'expédition, en 1922.

Ces relevés ont été effectués dans un court laps de temps, ce qui confère au recueil une forte homogénéité — qui, pourtant, n'interdit pas des comparaisons permettant d'éclairer les ultimes évolutions d'une pratique plusieurs fois centenaire ; l'auteur précise qu'on ne comptait plus, lors de son passage, que cent vingt-cinq Marquisiennes ou Marquisiens tatoués dans tout l'archipel. Les témoignages recueillis proviennent principalement d'Hiva Oa mais, directement ou en reprenant les motifs transcrits par d'autres membres de l'équipe, le champ couvre également Tahuata et Fatu Hiva (groupe Sud), Nuku Hiva et Ua Pou (groupe Nord), ce qui rend possible la comparaison entre styles locaux.

Les trente-huit planches du recueil constituent donc le précieux instantané d'un art et d'un mode de vie en voie de disparition et permet, par comparaison, de saisir les changements à l'œuvre depuis le passage dans l'archipel, en 1897 et 1898, de Karl Von Steinen La qualité du regard porté par Willowdean C. Handy doit enfin retenir toute l'attention. Sa contribution n'est pas celle d'une spécialiste : l'œil est sans préjugé théorique, exclusivement soucieux de transcrire une réalité déroutante. Les risques d'une lecture orientée sont donc étroitement limités. Paradoxalement, cette « fraîcheur » de néophyte est gage d'enrichissement : soustraite à l'emprise des présupposés académiques, l'auteure est restée à l'écoute de ses seuls contacts locaux avec lesquels elle a su nouer des relations de confiance et d'amitié.

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